Communiqué – La crise du Coronavirus

Communiqué – La crise du Coronavirus

Le , par Christophe Brochard,

La nouvelle année 2020 est marquée par l’apparition soudaine du coronavirus, d’abord en Chine, puis la propagation plutôt rapide dans le reste du monde. Des mesures fortes de confinement de secteurs entiers ou de villes entières ont été prises en Chine, et devront vraisemblablement être prises ailleurs dans le monde. Immanquablement, ces mesures auront un impact sur la croissance mondiale, ce qui a occasionné un mouvement de panique sur les marchés financiers mondiaux – d’abord en Chine et en Asie, puis, depuis la deuxième quinzaine de février, le sell off général a gagné l’Europe, les USA, et le reste du monde. Le monde va-t-il entrer en récession suite au coronavirus ?

Les raisons de la panique boursière

L’inconnue de la vitesse de propagation à l’avenir du coronavirus, et l’absence de vaccin à ce jour, pour cette maladie nouvelle, implique l’inconnue de l’importance des mesures de confinement qui devront être prises, et de blocage des économies, pour limiter la propagation du virus.
De plus, la panique est alimentée par ceci qu’il n’existe à ce jour aucune mesure de l’impact des mesures de confinement sur l’économie : en effet, les chiffres économiques publiés ces dernières semaines portent sur le 4ème trimestre 2019, ou le mois de janvier 2020. Aussi bons soient-ils, ils ne sont pas une indication des conséquences du virus sur la croissance mondiale.
La soudaineté du virus place les marchés et les plus importantes institutions de ce monde (Etats, Banques Centrales, banques,…) dans une incertitude parfaite. Tous les scénarios sont possibles. Un perfect storm également.

Les forces de soutien à l’économie vont entrer en action

Pourtant, malgré l’inconnue de la propagation à l’avenir de ce virus, qui cause pour l’instant dix fois moins de morts que la grippe, nous voyons que les forces de soutien à la croissance sont déjà à l’oeuvre. La baisse, notamment, du prix des matières premières dues au coronavirus, constitue directement un facteur de soutien important à la consommation dans le monde.
En outre, la première des Banques Centrales (celle des USA) a annoncé il y a deux jours, une baisse de taux directeurs, très importante, de 0,5%…sans même attendre sa réunion mensuelle, qui aura lieu le 18 mars. Le FMI a pour sa part annoncé cette nuit des injections de 50 milliards d’USD. D’autres banques centrales dans le monde vont annoncer des mesures pour donner un “coup de fouet” à l’économie, selon les mots de Jérôme Powell.

Le pic de l’épidémie en Chine est derrière nous

Par ailleurs, les fortes mesures de confinement en Chine, foyer central de la maladie, ont porté leurs fruits: le pic du coronavirus est, en Chine, derrière nous. Le nombre de contaminations quotidiennes a diminué par 5, par rapport au plus haut (de mille nouvelles contaminations par jour, la Chine est à moins de 200 à ce jour).
Plus de la moitié des sociétés chinoises qui ont fermées pour cause de coronavirus, causant d’importants problèmes dans les chaines d’approvisionnement des sociétés européennes et américaines, ont réouvert leurs portes dans les 10 derniers jours.
Le principal de l’impact sur la croissance chinoise devrait être concentré sur le premier trimestre 2020.

Nos assurances vie en gestion déléguée

Nos portefeuilles ont très bien traversé la crise financière, jusqu’aux derniers jours de février, où nous avons été un peu entraîné, suite à des mouvements de panique sur les devises mondiales notamment.
Néanmoins, malgré la forte volatilité des marchés, nous avons réalisé un arbitrage en date du 28 février, et avons fortement remonté notre exposition à la fois aux actions américaines notamment, et conservé notre exposition aux actions asiatiques.
Nous avons levé nos couvertures contre la baisse des marchés.
Par ailleurs, les taux d’intérêts à long terme ayant fortement baissé partout, suite aux craintes sur le coronavirus, nous pensons que le risque à l’avenir est une correction haussière sur les taux longs – les chiffres de croissance devraient être plus favorables que ne l’anticipent les marchés.

En vous remerciant de votre confiance,
Très cordialement,

Christophe Brochard,
Conseil en investissement financier agréé
Gérant associé du Groupe Quinze - Gestion Privée

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